Les Bio-Ordinateurs

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L’évolution de l’informatique est aujourd’hui limitée par les capacités  du silicium, avec lequel on construit les transistors des ordinateurs, dont les limites physiques ne permettent pas de nouvelles améliorations. Et dans un monde ou l’homme désire aller de plus en plus vite cette limite empêche  l’homme d’avancer. C’est pour cela que des scientifiques étudient la possibilité d’utiliser d’autres matériaux pour remplacer le silicium traditionnel.

Des matériaux comme les cellules, l’ADN, et les protéines sont peut être la solution.

 

Car nous sommes, nous êtres vivant un peu comme des ordinateurs, nous recevons des données, nous les stockons, nous les traitons. Alors pourquoi ne pas utiliser ce qui nous compose (ADN, cellules, ect .. ) comme des sortes de transistors.

Ceci nous amène au développement des Bio-ordinateurs, ainsi  grâce au avancé en nanotechnologie, les scientifiques peuvent maintenant développer des systèmes biomoléculaires ressemblant au système de calcul d’ordinateur, comme des transistors.

Plutôt que de réguler les électrons le long d'un fil, ce transistor biologique commande l'avancement de l'ARN polymérase le long d'un brin d'ADN. Pour créer des bio-ordinateurs qui seraient capables de fonctionner sur une large variété d'organismes, des chercheurs de l’université de Stanford ont utilisés des enzymes qui fonctionnent dans les animaux, les plantes, les bactéries et les champignons. Comme un transistor électronique, qui amplifie des signaux électriques pour leur permettre de se déplacer plus loin, le transistor biologique peut amplifier le signal génétique, ce qui permet de petits changements dans l'activité de l'enzyme pour déclencher de beaucoup plus grands changements dans l'expression génique.

A savoir que les bio-ordinateurs n’ont pas vocation dans le futur à être utiliser comme nos ordinateurs traditionnel, mais plus comme des ordinateurs spécialisés dans le calcul ou dans la modification de cellules.

Des bio-ordinateurs ont été réalisés, ou plutôt des micros bio-ordinateurs faisant des calculs, des tests ont montrés que ces bio-ordinateurs ne sont pour l’instant pas plus rapide que nos ordinateurs traditionnels.

Alors quel intérêt de continuer les recherches sur les bio-ordinateurs ?

Tout simplement  car ces cellules modifiés  peuvent exécuter des calculs numérique, et que ces cellules sont programmable. On imagine donc que l’on peut  programmer la cellule pour démarrer ou arrêter la reproduction en fonction de certains facteurs, et coordonner leur comportement dans des groupes de cellules. Pour la médecine il s’agit d’une avancée importante, on pourrait alors empêcher des cellules cancéreuses de se reproduire, et ainsi empêcher le cancer de se développer chez un patient.

Cela pourrait nous permettre un jour de détecter la maladie et d'appliquer le remède  au sein de l'organisme lui-même. Les chercheurs ont mis leur travail dans le domaine public dans l'espoir que d'autres scientifiques s'appuieront sur ​​leurs recherches et ouvrir la voie à l'ère de la bio-informatique aussi rapidement que possible.

Néanmoins tout ceci pose des problèmes éthiques, en effet la création d’un bio-ordinateur, ou de transistor  biologique se fait par la modification de cellules vivantes, c’est l’homme qui se prend pour dieux à vouloir modifier le vivant, de plus nous n’avons pour l’instant aucune idée des effets secondaire de la mise en place d’une telle technologie sur l’être vivant.

En conclusion , attendons de voir ce que cette technologie prometteuse peut nous apporter.