Le respect des processus dans les grandes entreprises

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Les processus et les grandes entreprises...

Généralement un processus est la manière d'effectuer une activité. Elle représente la manière de mettre en œuvre tout une partie d'un processus et est reproductible. Le processus représente le quoi ?, la procédure le Qui fait Quoi ?, Ou ?, Quand ? Comment ? Combien ? Et Pourquoi ? (QQOQCCP).

C’est généralement ce qu’on nous apprend sur les processus et le mot « processus » est à la mode, c'est ce qui entraîne des confusions : lorsque quelqu’un l’utilise, on a du mal à savoir quel sens exact il lui donne. Et pourtant il fait partie essentiel et intégrante du monde d’une entreprise. Ce mot évoque non une théorie vague et vaporeuse, mais une action pratique et d’ailleurs de simple bon sens.

 

En effet toute entreprise est organisée pour produire de la valeur et de la capitalisé. Cette production se concrétise sous différente formes (produits, services, livrables) suivant son secteur d’activité ou de son domaine de compétence. Cette valeur que représente l'entreprise peut être calculée en mettant en évidence la différence entre valeur de sortie et valeurs des entrées.

 

Cette valeur peut être calculé soit en considérant l’entreprise comme un tout, soit en la découpant par métier divers qui chacun vont produire leurs valeurs spécifique. L’important étant d’identifier le découpage qui correspond bien aux possibilités de l’entreprise en matière de gestion, et qui permet une identification claire des responsabilités et des rôles.

Une fois ce découpage effectué, et les valeurs que produit l’entreprise identifiée, se pose naturellement la question suivante : « Comment s’y prend-on pour produire cette valeur ? ».

 

Les processus et les grandes entreprises.

L’approche par les processus n’a rien de nouveau, et il y a longtemps que l’on en fait sans le dire. Actuellement dans mon entreprise nous entrons dans une démarche forte pour la mise en œuvre du CMMI depuis 2012 pour la direction SIS. 

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Pour rapidement comprendre le CMMI, c'est un modèle de référence international de plus en plus partagé dans le monde industriel. C’est un ensemble structuré de bonnes pratiques, destiné à appréhender, évaluer et améliorer les activités des entreprises d'ingénierie et d'en améliorer les processus. C’est dans les années 1980, que le Département de la Défense des États-Unis (DoD) a demandé l'élaboration d'un référentiel de critères lui permettant d'évaluer ses fournisseurs de logiciels et la gouvernance de ça sous-traitance.

 

Mais le CMMI, quelle est sa finalité aujourd’hui ? Cela permet  à des groupes d’envergure de mieux maitriser ces processus de développement et donc la qualité de ces produits issus de ces processus en améliorant la qualité et en augmentant la productivité de ces projets. Cela permet également à ces grandes entreprises de pouvoir communiquer sur une base commune en appliquant un référentiel commun. 

Et les petites entreprises ?

Inversement cela ne veut pas dire qu’une entreprise, qui n’applique pas de référentiel (CMMI, ISO9001, PMI) ne produit pas de la valeur de qualité. Il faut que son application soit utile pour l’entreprise qui l’applique et en concordance avec la vision et les valeurs de l’entreprise.

Ce type de référentiel peut être utile pour un grand groupe afin de gérer un grand turnover et de garantir une qualité constante même dans le cas de remplacement de compétences et/ou d’expert, d’évolution de la gestion de configuration par exemple.

La France compte 3,2 millions de PME, soit 99,9% des entreprises (chiffres 2010). Certaine entreprise de valeur modeste en terme du nombre d’employés (moins de 100 employés) peuvent être intéressé par l’application de référentiel pour pouvoir collaborer avec des entreprises de haute technologie, dans le domaine militaire (Dassault, Airbus, Thales), ou dans les technologies de pointes. 

 

L’agilité...

C’est également sous la pression des marchés financiers et grâce aux opportunités offertes à la fois par la mondialisation et la nouvelle grappe d’innovations dans les technologies de l’information que les grandes entreprises ont opéré ces vingt dernières années un triple mouvement de changement de stratégie, que l’on peut résumer en trois mots : « refocusing », « outsourcing » et « offshoring ».

Ils ont pour partie raison et cette démarche colle d’ailleurs au bon sens, je prends pour exemple mon entreprise notamment la division SIS qui a identifié les objectifs stratégiques suivants, définis par la direction, en tant que but principal de tous les efforts d’amélioration :

  • Passer l’organisation du mode réactif à reproductif, puis pro actif.
  • Améliorer la maitrise des projets SIS.
  • Mettre en place les dispositions pour réduire les causes de non qualité.

Dans ce sens, on comprend également que les processus n’est pas une fin, mais un moyen complémentaire qu’utilise l’entreprise afin d’optimiser ces couts également.

Remarque : On dit souvent qu’il faut « optimiser les processus ». Optimiser, c’est une ambition élevée, qui tend la volonté vers la recherche de la perfection. Difficilement réalisable.

 

Mais il faut garder à l’esprit que le respect des processus dans les grandes entreprises sont là, afin d’éviter les non qualités. Plus l’entreprise est grande et plus le risque de non qualités est grand...